Publié le : mer 20 Juil 2016

COUP DE PIED AU GUÊPIER

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Amir Mamdouh 2

Une voix d’un homme courageux et sincère rompt le silence, dénonce l’alignement de la plus importante chaire au monde < la tribune de la Mecque > sur les thèses des frères musulmans. Cet homme qui a accusé la plus puissante institution religieuse c’est l’émir Mamdouh, ancien gouverneur de la province de Tabouk, ancien directeur du centre d’études stratégiques et membre influent du conseil d’allégeance du royaume. Qui aurait cru que quelqu’un de la famille royale oserait,  un jour, critiquer publiquement l’institution religieuse en Arabie Saoudite et de surcroit ses symboles les Imams des deux saintes mosquées, Abdorrahman Soudaissi et son adjoint Saoud Cherim sans pour autant ménager, ni le ministre des affaires islamiques, ni le secrétaire général de la ligue mondiale islamique en les accusant d’être au solde des frères musulmans. Lorsque des éléments appartenant aux frères musulmans  s’installent durablement dans les interstices des rouages de l’ État, l’institution religieuse commence alors à lorgner vers le pouvoir, à ce moment-là l’équilibre entre le prédicateur et le politique sur lequel le royaume Saoudite était fondé, il y a un siècle,  serait rompu, et le régime entre de plein pied dans la zone de turbulence. L’Émir Mamdouh homme cultivé, expérimenté et bien informé prend conscience  des mouvements d’idées, qui commencent à germer dans la société saoudienne, aperçoit  ses tendances et ses répercussions et mesure le danger qui guette à la fois son pays et le monde musulman,  il donne un coup de pied au guêpier < freriste >, et sonne le glas des frères musulmans, en les incriminant haut et fort d’être < la source idéologique dans laquelle puisaient al qaida et ses dérivés assoiffés de haine et d’horreur > . Cette prise de position d’un membre bien considéré de la famille royale, constitue-t-elle la préfiguration d’une modification dans les rapports entre le spirituel et profane,  l’institution religieuse et le politique ?, l’avenir nous en dira plus . A.BAMMA