Publié le : dim 10 Déc 2017

DÉCONSTRUCTION D’UN PRINTEMPS ARTIFICIEL

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Guerre Syrie

Le but des frères musulmans est d’accéder au pouvoir, de réinstaurer le khilafa et d’appliquer la charia, pour ce faire, les chefs exilés en Europe ont choisi la stratégie douce; celle de tisser un réseau de sympathisants avec les tribunes académiques et les symposiums d’experts, leur l’objectif est de passer un message incitant les politiques occidentaux de conseiller leurs collègues arabes à se partager le pouvoir avec les << Islamistes modérés >> réfugiés en Europe. Ayant du doute sur le dessein de leur vis-à-vis. Ils ont usé de la << taqiya >>, doctrine autorisant la tromperie et le mensonge, au lieu de la vérité et la transparence.  Exploitant le rejet de l’Islam dans la société américaine, occasionné par les attentats du 11 septembre 2001, ils auraient proposé aux dirigeants étasuniens une alternance, un autre Islam politique différent de celui de ceux qui ont commis les attentats; sachant que la position de Washington est déterminante dans leur survie politique. Alors que leurs militants de base vivant dans les différents pays sont endoctrinés, au point d’être déconnectés de la réalité. Ils sont restés bloquer au niveau de l’ère des califes éclairés s’habillant comme eux et laissant pousser la barbe, sans pour autant adopter leur ligne de conduite d’honnêteté et du respect de l’autre; ils considèrent le combat politique un razzia et le pouvoir un butin. Puis inopinément arrive le printemps arabe, qui a permis aux frères musulmans d’avoir accès au pouvoir et d’en tirer profit, leur passage aux affaires de l’état   a laissé un bilan piteux sinon catastrophique. Les Tunisiens en savent quelque chose, ils ont éprouvé deux hérauts de ce printemps, l’un des droits de l’homme et l’autre de ceux qui << craignent Allah >>; c’est une triste expérience d’un printemps artificiel qui a précarisé la Tunisie, pullulé les groupes terroristes en Égypte, créer le chaos en Libye, et provoquer la guerre civile en Syrie et au Yémen. Une guerre dont l’atrocité dépasse l’imagination, c’est l’horreur à son paroxysme, des villes complètement détruites. Les cadavres jonchent les rues désertes, le sang des personnes égorgées asperge les victimes brulées vifs. Les cris des enfants cherchant leurs parents sous les décombres déchirent le silence de la mort. Après sept ans, l’engouement des premiers jours du printemps arabe parait très loin, les folles attentes n’ont jamais vu le jour, la haine a remplacé l’espoir et le chaos la démocratie.