Publié le : ven 1 Sep 2017

DIVIDE ET IMPERA

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le roi Fayçal et Kissinger

Fayçal, le Roi qui s’impose aux grands et à l’histoire .

Depuis le milieu du XIXe siècle, la politique Britannique tourne, au moyen orient, au tour de deux principaux axes: la route des Indes et le berceau du pétrole . Dès 1860 Londres s’était déployé à exercer une influence, directe ou par l’intermédiaire d’une autre puissance, sur une zone stratégique et riche en hydrocarbure. Sa doctrine s’appuyait sur un constant le < levier Islamiste >, considéré tantôt comme antidote au nationalisme tantôt comme rempart contre le socialisme . Politique dont la mise en œuvre était amorcée par l’opération de Lawrence d’Arabie, au détriment de l’Empire Ottoman; ou encore, lorsque Londres encourageait les Pakistanais en 1947, à demander leur indépendance; provocant ainsi la scission avec l’Inde et piégeant, pour longtemps, les relations entre les deux nations voisines. Un regard lucide et synthétique sur l’histoire de la diplomatie anglo-saxonne, qui est fondée sur le principe < divide et impera> nous permet de comprendre, aisément, pourquoi et comment s’est ressuscité en 2014, le rêve de l’Empire Islamique du VIIe siècle, à travers Daesh et ses sœurs monozygotes. Si Londres avait usé avec démesure du facteur ethnoreligieux, opposant arabophones contre turcophones, il y a plus d’un siècle; il n’aurait pas hésité, sous d’autres cieux, à manipuler sunnites contre chiites. À partir de la fin de la deuxième guerre mondiale, les États Unis ont succédé à la grande Bretagne, reprenant à leur compte sa politique moyen orientale. La défaite des marins américains, devant les guérilleros vietnamiens, dans une guerre dissymétrique , avait incité en 1978, les politiques étasuniens à opter  pour la< guerre indirecte >, à fin de stopper l’expansion russe en Afghanistan; plaque tournante de l’Asie centrale et voie de passage sur la route de la soie, entre l’ancien Empire russe et l’ancienne colonie des Indes. Washington, fidèle à la politique initiée par Londres, actionnait  le< levier Islamistes> , et s’appuyait  sur Riyadh et Islamabad pour le recrutement de 30000 Moujahidins; venus de plusieurs pays renverser le gouvernement de Kaboul, pro-russe  et chasser les envahisseurs < impies> de l’armée rouge. Il a administré à la Yougoslavie, en Bosnie et au Kossovo la même méthode. Sibel Edmonds, ancienne traductrice du FBI, affirme dans son livre que < en 1998, Mohamed Al-Zawahri ( le frère d’Aymen Al-Zawhri ) dirigeait une unité d’élites de l’armée de la libération du Kossovo > . La stratégie anglo-américaine  utilisant les islamistes et opposant les uns contre les autres, apparait en filigrane dans la déclaration  de lieutenant Général Ricardo Sanchez : < le danger, c’est que nous pensons qu’il peut y avoir jonction à la base entre les sunnites et les chiites. Nous devons tout faire pour l’empêcher> . Cela s’appelle opposer les uns contre les autres, mais dans quel but ? pour comprendre le présent il faut bien connaitre le passé . T. BAMMA