Publié le : dim 21 Fév 2016

LES DESSOUS, GUERRE SANS NOM

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pepline gaz par Syrie

E n décembre 2010, débute en Tunisie, un mécontentement populaire, baptisé par les uns < révolution de la liberté et la dignité >, par les autres < printemps arabe>, très tôt ses vagues déferlent sur l’Egypte et la Libye. En mars 2011, la population Syrienne entrainée par l’effet révolutionnaire soufflant de la rive sud de la méditerranée, entra dans la danse, revendiquant plus de liberté et de justice; un soulèvement populaire, dans une zone sensible, s’est vu exploiter, sous le regard des indulgents, à des fins géostratégiques conçues par des puissances régionales soumises à des orientations venues d’ailleurs, qui ont transformé un simple mouvement de contestation en théâtre de guerre. Cinq ans se sont écoulés, et la  Syrie est toujours prise en tenaille entre protagonistes cupides, hautains  et sanguinaires, un triste bilan humanitaire, d’un pays dévasté, saignant à blanc,  plus de 250 000 morts et plusieurs millions d’habitants sont déplacés et réfugiés, ceux qui tirent les ficelles de la guerre, derrière le rideau, ont fait de la Syrie un élu terreau du terrorisme qui risque de déborder sur toute la région. d’un côté Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie soutenus par les pays du Golfe, les Etats Unis et l’U E, de l’autre la Syrie, l’Iran et le Hozb Allah  Libanais soutenus par la Russie et la Chine. Ce qui se passe en Syrie est une guerre d’influence entre protagonistes sur un fonds altéré où l’économie, la politique et le religieux s’ interférèrent. En 2009, Bachar al Assad refusa de signer un accord proposé par Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, pour la construction, sur le territoire syrien d’un tronçon de gazoduc destiné à approvisionner les marchés européens, lequel rejoint en Turquie, l’ancien trajet de Nabucco, qui était soutenu par les Américains et l’U E. En 2010, Damas signa un contrat de 10 milliards de dollars avec l’Irak et l’Iran, pour la construction d’un réseau de trois pipelines, capable d’alimenter l’Europe d’une manière plus efficace que Nabucco; ce qui explique, dans une guerre sans nom, l’acharnement de la Turquie, l’Ar’abie Saoudite et le Qatar de faire tomber Bachar al Assad,  la prise du nord de l’Irak par l’Etat Islamique ( E I ) , serait sans doute, pour empêcher la provision  de la Syrie en gaz iranien. Il est difficile d’admettre que l’EI ait le temps de se développer et de s’étendre, sans que les puissances occidentales, présentes dans la région, ne soient au courant. A. BAMMA